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Rassemblement antinucléaire – Consulat du Japon, Marseille, le 4 novembre 2011

3 novembre 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF ANTINUCLEAIRE 13
Marseille, le jeudi 3 novembre 2011

Ce vendredi 4 novembre, de 14h à 16h, les antinucléaires marseillais organisent un sit-in sur le rond-point du « Pouce de César », place Pierre Guerre, 13008 Marseille, tout proche du Consulat du Japon, l’autorisation de se rassembler devant le bâtiment-même nous ayant été refusée.

Nous sommes solidaires des quelque deux cents femmes de Fukushima qui se sont rassemblées pendant trois jours devant le METI (Ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie) à Tokyo, afin de demander le droit pour les enfants et les femmes enceintes à être évacuée des zones où la contamination externe est supérieure aux seuils limite déclarés « admissibles » par les autorités.

Nous tenterons de remettre un courrier au Consulat du Japon, qui reprend les demandes des femmes de Fukushima :

– Evacuation des nourrissons, enfants et femmes enceintes en dehors du rayon de 30 km autour de la centrale. Afin d’éviter de coûteuses évacuations (indemnisations, logement, scolarité), l’Etat japonais y avait relevé l’admissibilité des taux de radioactivité de 1msievert/an à 20msievert/an. Un nourrisson pourrait ainsi être soumis aux mêmes niveaux de radiations qu’un travailleur du nucléaire en France (taux déjà parfaitement scandaleux, s’agissant de normes techniques et non pas sanitaires, aucune dose de radioactivité n’étant inoffensive),

Le 29 avril 2011, le Professeur Kosako, appelé comme conseiller du premier ministre, démissionnait : « D’un point de vue académique et d’un point de vue humanitaire, je ne peux accepter que des bébés et des enfants soient exposés à de tels niveaux de radiation » , déclarait-il. Rappelons également que la population autour de Tchernobyl avait été évacuée des zones mesurées au-dessus de 5msievert.

– Evacuation des nourrissons, enfants et femmes enceintes hors de tous les « points chauds » détectés au-delà de la zone des 30 km,

A ce jour, les effets dévastateurs de l’iode radioactive sur la thyroïde sont déjà démontrés sur les enfants de Fukushima (une étude non officielle conduite par des médecins de Fukushima, a rapporté que 10 des 130 enfants examinés souffraient de problèmes hormonaux et de dysfonctionnements de la thyroïde). Il est urgent d’éviter les dégâts irréversibles occasionnés par la concentration de césium 137 dans les organes des enfants. Les enfants de Tchernobyl, 26 ans après le début de la catastrophe, continuent d’en payer les conséquences : graves modifications pathologiques du système cardiovasculaire, désordres neuro végétatifs,..

Enfin, 44 réacteurs sur 53 sont actuellement à l’arrêt au Japon. Les femmes de Fukushima demandent qu’ils ne soient jamais remis en service. Le tribut payé à cette industrie est déjà trop lourd.

Humainement, nous ne saurions nous résigner à ce que les seules mesures de protection soit le port de dosimètres pour 35 000 enfants dans les zones contaminées. Les enfants de Tchernobyl, de Fukushima et d’ailleurs ne sont pas des cobayes.

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