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Areva va fournir son poison radioactif au Japon : se taire c’est être complice

2 avril 2013

barres moxDébut avril 2013, deux ans après le début de la catastrophe de Fukushima, alors que 52 des 54 réacteurs ne sont plus en exploitation au Japon,  AREVA, société détenue à plus de 70% par le CEA, c’est-à-dire par l’Etat français, s’apprête à livrer une cargaison de MOX au Japon destinée au réacteur n°3 de la centrale de Takahama dans l’optique de son redémarrage.


 Les pastilles de MOX, fabriquées à Marcoule dans le Gard, sont un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium. Ce « combustible » est mensongèrement décrit sur le site d’AREVA comme un produit de « recyclage » du plutonium laissant à penser que sa radioactivité pourrait disparaître comme par magie alors même que le retraitement du MOX usé n’est pas envisagé. Le MOX sert à alimenter 20 réacteurs en France et alimentait le réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi.

Il est important de préciser que le plutonium est un isotope radioactif produit de l’activité nucléaire humaine et n’existe pas dans la nature. L’inhalation d’un microgramme de cet élément conduit inévitablement à un cancer.

Aujourd’hui, malgré l’opposition de plus de 70% de la population japonaise au redémarrage des réacteurs, le gouvernement Abé élu en novembre dernier ne cache pas sa volonté de reprendre la production d’électricité nucléaire. Son slogan électoral : « Remettre sur pied le Japon »…

Nous dénonçons l’horreur que constituent les catastrophes nucléaires et leurs conséquences. : contamination forcée des populations, mise en danger constante de la vie et en particulier de celle des enfants qui autour de Fukushima sont maintenus dans des zones où la radioactivité ambiante avoisine ou dépasse les 20 mSv/an (dose réputée acceptable pour les travailleurs du nucléaire en France), mensonges sur les conséquences de la radioactivité au nom de la réhabilitation économique de la province de Fukushima, prise en main du nucléaire au Japon par les lobbies pronucléaires internationaux…

Non contente de contaminer les populations du Niger, de promouvoir de façon mensongère le soi-disant recyclage des combustibles usés, d’opérer la fabrication du MOX en France dans des conditions qui mettent en péril la vie des travailleurs et des populations riveraines, la société AREVA collabore activement à la reprise de l’activité nucléaire au Japon. Il faut dire que la filiale BG Aval d’Areva (stockage de combustible et production de MOX) représente 20% du chiffre d’affaires d’AREVA, soit 1 600 Millions d’euros en 2011. Que vaut alors la maladie d’un enfant contre le cynisme des industries de l’atome ? Que valent les souffrances des populations de Tchernobyl et Fukushima ? Que valent tous les morts en sursis ?

L’Etat français est complice. Les instruments de mort s’exportent sans scrupule.

Le Collectif Antinucléaire 13 est solidaire de toute action menée pour entraver l’exportation de la future cargaison de MOX vers le Japon.

 

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